mardi 18 mars 2014

Les intempéries & les tarifs d'assurance habitation

Le beau temps revenu au cours de la première semaine du mois de mars n’y changera rien. La quantité des intempéries qui se sont succédées sur les six derniers mois de 2013 et sur le premier trimestre 2014 ainsi que le niveau exceptionnel des dégâts qu’elles ont causés devraient avoir une incidence sensible à la hausse sur les tarifs des assurances en 2014.


Des épisodes climatiques exceptionnels

Les épisodes climatiques en cause ont été particulièrement exceptionnels, et les dégâts sont bien là. Les assureurs ont pleinement joué leur rôle, en accompagnant les victimes sur le terrain. Les orages, la grêle, les tempêtes Dirk et Christian, les effets conjugués des marées hautes et des vents violents qui ont causé inondations à répétition et effondrements en bords de mer, le cyclone Béjiza : la FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurance) évalue à près de 1,5 milliard d’euro la facture liée à l’ensemble de ces événements.

Des tarifs en hausse

Or les dégâts causés par ces événements, qui correspondent à une longue succession de sinistres dont les montants individuels sont insuffisants pour être pris en charge par les réassureurs. Ce sont donc les assureurs qui vont, seuls, en assumer la charge. Le quotidien Les Echos avait déjà évalué en fin d’année dernière que ces événements, auxquels s’ajoute le passage de la TVA de 7% à 10% depuis le 1er janvier 2014, auraient pour effet une augmentation mécanique des tarifs d’assurance de l’ordre de 2,5% à 5%. Or ces chiffres sont aujourd’hui confirmés par AssurProx, comparateur en ligne d’assurances.

Mais comme cela était aussi envisagé l’an dernier, le récent vote de la loi Hamon sur la consommation, et son article 21 qui prévoit la possibilité de résilier tout contrat d’assurance au bout d’un an, à toute date de son choix, sans frais ni pénalités pourrait avoir un effet sur cette hausse. La compétition entre assureurs devrait en effet devenir plus intense, avec un effet pondérateur sur les hausses possible au sein du marché. Encore faudrait-il que le décret d’application de la loi soit publié, ce qui n’est toujours pas le cas.

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